Certains enfants de 20 mois n’acquièrent la marche qu’après 18 mois, sans qu’aucun trouble ne soit diagnostiqué. Le calendrier du développement moteur varie largement, même chez les tout-petits en bonne santé. Les repères médicaux évoquent un large éventail de normalité, mais l’inquiétude persiste devant les écarts.
Des conseils concrets existent pour stimuler la motricité et accompagner l’enfant dans cette étape, sans forcer ni comparer les progrès. Les parents peuvent agir au quotidien avec des gestes simples, adaptés au rythme de chaque enfant.
À 20 mois, où en est la marche chez la plupart des enfants ?
À 20 mois, la grande majorité des bébés ont déjà fait leurs premiers pas. Les statistiques pédiatriques indiquent que près de 90 % des enfants marchent entre 10 et 18 mois. Certains, pourtant, prennent un peu plus de temps : ils sont parfois qualifiés de « marcheurs tardifs », mais cela n’indique pas nécessairement un problème. Marcher ne se limite pas à bouger les jambes : c’est tout le corps qui s’engage, de l’équilibre du buste à la coordination bras-jambes, en passant par le contrôle du centre de gravité.
Chez certains bébés, on observe une préférence pour d’autres modes de déplacement : rampement, quatre pattes ou station debout prolongée. D’autres concentrent leur énergie sur le langage, et se lancent dans la marche un peu plus tard. Impossible de dresser un calendrier unique : chaque enfant avance à son propre tempo.
Voici quelques repères pour mieux comprendre ces différences :
- Un enfant de 20 mois qui ne marche pas encore peut parfaitement suivre une évolution motrice harmonieuse, si les jalons comme la position assise indépendante, le retournement dos-ventre ou la station debout ont été franchis.
- La construction du schéma corporel est très personnelle. Le rythme de la marche varie selon la confiance, l’environnement familial, la stimulation et, bien sûr, la curiosité propre à chaque bébé.
Marcher seul n’est qu’une étape dans un long processus, ponctué d’apprentissages subtils : stabilisation du tronc, renforcement musculaire, adaptation sensorielle… Observer la manière dont l’enfant bouge, se tient, interagit avec son univers donne souvent plus d’informations que la date précise de ses premiers pas indépendants.
Mon enfant ne marche pas encore : faut-il s’inquiéter ou patienter ?
L’attente autour des premiers pas est source de doutes chez de nombreux parents. Entre 18 et 20 mois, l’interrogation « pourquoi ne marche-t-il pas ? » s’invite aussi bien chez le pédiatre que lors des discussions en crèche ou au parc. Les spécialistes insistent : chaque enfant suit son propre parcours. L’état de maturité neurologique, la force musculaire, la capacité à trouver son équilibre… tout cela varie énormément d’un enfant à l’autre.
Il convient de rappeler que l’apprentissage de la marche ne suit pas un agenda universel. Certains petits mettent l’accent sur d’autres compétences, le langage, la motricité fine, l’observation attentive, avant de s’aventurer sur leurs jambes. À 20 mois, ne pas marcher de façon autonome reste compatible avec un développement globalement harmonieux, à condition que l’enfant cherche à explorer, rampe, se lève en s’aidant des meubles, change de position ou s’intéresse à ce qui l’entoure.
Pour éclairer le regard des parents, quelques pistes d’observation :
- Regardez comment l’enfant réagit à son environnement : est-il curieux, mobile, tente-t-il de nouveaux équilibres ?
- Repérez si les autres étapes motrices avancent : passer de couché à assis, se redresser, rester debout.
- Renseignez-vous sur d’éventuels cas de « marche tardive » dans la famille, parfois la génétique joue son rôle.
Certains signaux méritent une vigilance accrue : immobilité persistante, raideur inhabituelle, faiblesse musculaire ou perte de capacités déjà acquises. Dans ce cas, l’avis d’un professionnel s’impose. Mais dans la très grande majorité des situations, ce sont l’observation et l’accompagnement patient qui font la différence.
Facteurs à prendre en compte : chaque enfant avance à son rythme
Voir un enfant de 20 mois qui ne marche pas encore peut susciter des interrogations. Pourtant, les écarts de rythme sont la règle et non l’exception. Même dans une même fratrie, on constate de grandes différences dans l’accès à la marche. Certains préfèrent le quatre pattes, d’autres testent leurs appuis debout avant d’oser se lancer sans les mains, parfois après de longues semaines d’essais prudents.
Plusieurs facteurs interviennent dans le processus d’apprentissage de la marche :
- La maturité neuromusculaire : chaque bébé développe à sa façon le tonus, la coordination des membres et la gestion de l’équilibre.
- L’environnement : un espace adapté, sécurisé et stimulant incite à l’expérimentation. Certains enfants préfèrent observer longuement avant de tenter, et attendent d’être parfaitement à l’aise avant de marcher seul.
- Le tempérament : audace, prudence, envie d’imiter ou besoin de prendre son temps, toutes ces facettes influencent le moment du déclic.
Il faut aussi tenir compte du contexte médical et familial : des antécédents de marche tardive, une prématurité, un séjour à l’hôpital, peuvent parfois ralentir certains apprentissages sans qu’il y ait de trouble sous-jacent. La progression passe souvent par de petites victoires discrètes : se hisser debout, marcher le long des meubles, oser un pas en avant, parfois sur la pointe des pieds. Ces micro-progrès valent tous les discours rassurants.
La contribution des professionnels, pédiatres ou psychomotriciens, est précieuse. Leur regard permet de repérer d’éventuels freins et de proposer un accompagnement adapté si nécessaire.
Des astuces simples pour encourager la marche au quotidien
Pour accompagner l’apprentissage de la marche, l’environnement joue un rôle clé. Un espace dégagé, sécurisé, sans obstacles superflus, permet à l’enfant de 20 mois de s’aventurer avec confiance. Marcher pieds nus ou avec des chaussures souples favorise l’ancrage au sol, le développement de la voûte plantaire et la sensation d’équilibre.
Vous pouvez proposer des activités variées pour stimuler la motricité :
- Jeux de déplacement : pousser un chariot, porter un objet léger, déplacer une petite peluche.
- Exploration active : longer les meubles, s’accroupir, se relever, alterner les positions.
- Parcours de motricité improvisés, à adapter à l’espace disponible et à la curiosité de l’enfant.
Les encouragements comptent, mais inutile d’insister : valorisez chaque tentative, restez disponible pour sécuriser sans porter. La confiance grandit au fil des essais, sous le regard bienveillant d’un adulte à hauteur de bébé.
Pensez à choisir les chaussures en fonction du stade de développement : tant que la marche n’est pas acquise, laissez l’enfant pieds nus à la maison. Pour les sorties, privilégiez des chaussures souples à semelle fine, qui respectent la mobilité naturelle du pied.
Ce sont la diversité des expériences, la patience et l’observation bienveillante qui font avancer l’enfant vers ses premiers pas. Restez disponible, faites confiance à son rythme, et savourez chaque petit progrès : bientôt, la maison résonnera de nouveaux pas décidés.


